Un million $: Une étape symbolique pour la Fondation Christian Vachon


PERSÉVÉRANCE. Lorsque Christian Vachon a réalisé pour la première fois le tour du lac Memphrémagog à la course en 2006 – en solo – , il se réjouissait d’avoir amassé 10 000 $ au profit des enfants défavorisés. Moins de dix ans plus tard et avec une fondation qui porte maintenant son nom, c’est plus d’un million de dollars qui ont été récoltés et qui viennent en aide à des écoliers à la grandeur de l’Estrie.

La saison scolaire sera plus facile pour des centaines d’enfants grâce au travail de Christian Vachon et de la Fondation qui porte son nom.

Au fil des ans, la course historique de Christian Vachon s’est transformée en une épreuve à relais qui réunit annuellement plus de 200 équipes, avec comme toile de fond la persévérance scolaire et l’aide financière aux jeunes dans le besoin.

La 9e édition du Relais du lac Memphrémagog aura lieu le 26 septembre seulement, mais on affiche déjà complet depuis le printemps. «Comme nous le faisons depuis quelques années, nous avons limité le nombre d’inscriptions à 200 équipes et toutes les places ont été comblées en un mois et demi à peine», se réjouit le maître d’œuvre de la Fondation Christian Vachon.

«Nous savions déjà qu’avec 200 000 $, ça nous ferait un million $ depuis nos débuts. Lorsque nous avons fait le décompte de tout l’argent amassé par les équipes jusqu’à maintenant, nous étions rendus à 217 000 $ la semaine dernière. Je n’aurais jamais pensé qu’on atteindrait de tels sommets. C’est au-delà de mes espérances», lance-t-il avec émotion.

Augmentation des écoles

En plus de récolter, année après année, des sommes importantes, la Fondation Christian Vachon continue d’augmenter son rayonnement. Depuis l’an dernier, on est passé de 50 à 57 écoles, réparties dans les Commissions scolaires des Sommets, des Hauts-Cantons et Eastern Townships.

L’aide financière accordée aux jeunes inclut notamment les effets scolaires, les activités parascolaires, les vêtements et les repas du midi.

«Notre offre est maintenant offerte dans toutes les écoles secondaires. Les établissements demeurent toutefois libres d’adhérer à notre programme d’aide», précise Christian Vachon.

Ce dernier se réjouit également d’avoir amélioré le programme de parrainage de la Fondation, qui permet dorénavant de mieux cibler les besoins. «En se rendant sur notre site Internet (www.fondationchristianvachon.com), on peut voir facilement où les demandes sont plus grandes. Le donateur peut donc choisir de parrainer directement un jeune de son quartier à l’aide de sa carte de crédit», a expliqué celui qui a vécu des difficultés d’apprentissage durant sa jeunesse.

«Notre système de parrainage est même ouvert aux entreprises, ajoute M. Vachon. Chez BMW Sherbrooke, par exemple, on offrira directement un parrainage Bronze (150 $) pour chaque voiture vendue d’ici Noël. Le client aura même la possibilité d’augmenter son parrainage au niveau Argent (250 $) ou Or (600 $). J’invite les autres commerces à calquer cette initiative».

Bientôt une boutique à son image

Alternant entre sa carrière de paramédic, son travail (à temps partiel) de pompier et son boulot à la Fondation, Christian Vachon portera bientôt un autre chapeau, celui d’homme d’affaires.

Le Magogois de 38 ans ouvrira bientôt sa propre boutique de sport au nouveau Carrefour Santé Globale, en partenariat avec Gilles Bélanger et Frédéric Côté.

L’ouverture officielle est prévue le 24 septembre. «La boutique se nommera «Vivre à fond» parce ça me représente bien et que ça représente aussi la clientèle que je veux toucher», laisse-t-il entendre.

«Nous serons notamment spécialisés en course à pied, triathlon, ski alpinisme et yoga. J’ai à cœur le développement de la région et je veux être complémentaire aux autres commerces déjà existants», a-t-il pris soin de préciser.

Impliqué dans différentes compétitions de course à pied depuis près d’un quart de siècle, Christian Vachon songeait à ralentir la cadence depuis un bout de temps, notamment après avoir réalisé un deuxième tour du lac en solo en 2014. «Même si je ferai moins de compétitions, je veux rester en contact avec ce milieu qui est ma véritable passion. J’espère être encore là pour les 25 prochaines années», a-t-il souhaité.