Christian Vachon s’entraîne dans le Grand Canyon !


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La Tribune

(MAGOG) Ne cherchez pas Christian Vachon dans les parages aujourd’hui. Le Magogois, qui s’est fait connaître autant par ses multiples exploits sportifs que par la fondation qui porte son nom ou encore pour le Relais du lac Memphrémagog qu’il a fondé, a mis le cap vers le Grand Canyon aux États-Unis pour une séance d’entraînement sur les sentiers de la course mythique Rim-to-Rim.

Loin de la maison, environ 80 kilomètres à parcourir dans le Grand Canyon et surtout 11 000 pieds (3353 m) de dénivelé positif à affronter, voilà une journée d’entraînement loin d’être banale avanceront certains. Cette sortie de Vachon s’inscrit dans son programme d’entraînement en prévision de la course en solitaire de 123 km qu’il effectuera, pour une seconde fois dans sa carrière, autour du lac Memphrémagog en septembre prochain lors de la présentation du Relais du lac Memphrémagog.

«J’ai toujours voulu me tester sur le Rim-to-Rim. Il y a des endroits comme ça qu’on veut visiter en tant que coureur et j’ai décidé que c’était le temps de le faire même si ce n’est pas dans une course officielle. Ça cadre bien dans mon entraînement et ça me donnera une bonne idée où j’en suis rendu dans ma condition physique. J’estime que j’aurai besoin entre sept et huit heures pour effectuer le trajet que j’ai en tête», a indiqué Christian Vachon qui a récemment couru trois marathons en autant de jours à l’entraînement.

Le tour du jardin et un projet

Celui qui a couru son premier marathon à l’âge de 17 ans a pris une décision importante quant à son avenir dans le milieu de la course à pied. «Après 20 ans à courir, j’ai fait le tour du jardin. J’ai d’autres passions à vivre, à découvrir, et je vais devenir un coureur du dimanche. Plus question de m’entraîner en prévision d’une compétition ou d’un défi personnel. Je vais retrouver un certain équilibre de vie. Quand mes enfants joueront au soccer, je veux être un papa présent», d’enchaîner celui qui sera toujours reconnaissant envers sa discipline de prédilection.

«La course à pied m’a servi de tremplin pour survivre à mes démons, pour avancer dans la vie. Avec le temps, c’est devenu ma bouteille de bière», a-t-il imagé.

Vachon profitera de son dernier tour de piste le 27 septembre pour se payer la traite et pour donner vie à un autre projet qui assurera la pérennité de sa fondation. «C’est un projet que je caresse depuis longtemps. Je veux aller au bout de mes rêves et ce projet en fait partie. En plus, ça me donne une raison de plus pour courir les 123 kilomètres qui longent les rives du lac le 27 septembre prochain. J’ai bien hâte d’en faire l’annonce», a conclu Christian Vachon.